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 ↻ words i couldn't say. (Anthony.)

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SIO. ☇ THERE IS NO LIFE AFTER YOU.

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MessageSujet: ↻ words i couldn't say. (Anthony.)   Mar 27 Déc - 18:00

Yesterday I died, tomorrow's bleeding.



« Vous n’êtes pas en droit de consulter ces dossiers. L’affaire a été considérée comme close et seul un agent confirmé du FBI peut rouvrir les dossiers mis sous scellés. » Que me dit le responsable des archives au téléphone. Je laisse échapper un soupire, tournant nerveusement sur mon siège en passant une main dans mes cheveux pour les ramener en arrière. Je n’en ai rien à foutre que les dossiers relatifs au meurtre de ma mère soit clos. J’ai besoin de trouver la vérité, je sais que je ne pourrais pas recommencer à vivre – presque sereinement sans savoir ce qui a pu exactement se passer et surtout qui est le coupable. Au bout de cinq mois, cinq putains de mois, l’affaire a été conclu et on n’en est arrivé à une seule conclusion : ma mère se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. C’est tellement facile de dire cela quand on n’a aucunes preuves et qu’on n’a pas envie de se casser la tête pour en trouver. Je sais que le connard qui a fait ça est encore en vie quelque part dans cette ville ou ailleurs et qu’il pourrait très bien recommencer. « Je voudrais simplement pouvoir consulter la conclusion du rapport d’enquête, ce n’est pas grand-chose et je ne compte pas utiliser cela pour une enquête parallèle ». Un mensonge évidemment. Ça fait des mois que je travaille dans l’ombre, que j’opère des interrogatoires et des recherches alors que je n’en ai aucunement le droit. Si ma patronne venait à le découvrir, ma carrière serait définitivement fichue. « C’est impossible » Qu’il me dit avant de raccrocher. Petit con. Je laisse échapper un autre soupire en calant ma tête contre le haut de la chaise, tournant sur celle-ci pour fixer la baie vitrée de mon bureau. Je me débrouillerais pour avoir un accès à cette affaire. Je refuse de faire comme ci ce meurtre avait été résolu. C’était pas n’importe qui c’était mère, et maintenant avancer sans elle me fait tellement mal. Sa disparition a précipité pleins d’événements que je regrette amèrement. Le principal reste ma fuite et ma rupture avec Anthony, mon premier amour. Un bruit strident au rez-de chaussée me sort de mes pensées. Je file voir ce qui a pu causer ce son avant de remarquer la présence de Mason. C’est un employé de mon père et j’ai de gros doutes le concernant. Je sais qu’il est impliqué d’une manière ou d’une autre dans le décès de ma mère et le problème reste de le prouver. Je n’ai aucune confiance en lui et il commence à roder de plus en plus autour de moi, ce qui ne me rassure pas. Je ne peux en parler à personne parce que si quelqu’un apprenait que je mène une enquête personnelle, je perdrais à coup sûr ma place. « Qu’est ce que vous fichez ici ? » Que je lui demande alors qu’il se retourne vers moi. « Votre père m’a demandé de vérifier les systèmes d’alarmes » Qu’il ajoute froidement en continuant de pianoter contre l’appareillage au mur. Je descends les marches restantes en m’approchant de lui. Je l’observe silencieusement d’abord avant de reprendre. « Vous connaissiez ma mère non ? » Il se retourne en m’entendant, faisant quelques pas vers moi. Je le regarde alors qu’il pose sa main sur la rambarde de l’escalier. « Tout le monde connaissait madame Brisbane » Qu’il me dit en esquissant un sourire presque cynique. Je fais un pas vers lui en soutenant son regard. Je sais très bien qu’il tente de me berner encore. Je dois absolument trouver un moyen de prouver son lien étroit avec la mort de ma mère. « Tout le monde ne l’appelait pas couramment sur son mobile il me semble ». Il semble surpris et se recule quelque peu. Je sais qu’ils se parlaient souvent parce que j’ai étudié avec attention les factures téléphoniques du ma mère. Je ne sais pas encore pourquoi mais je finirais par le trouver. Mason fait demi-tour avant de ranger ses outils dans une petite boîte métallique. Il revient à ma hauteur affichant un sourire à la limite du sadisme avant de dévier sa bouche vers mon oreille, son souffle irradiant dans mon cou et me glaçant le sang sur place. « Parfois le passé devrait rester à sa place mademoiselle Brisbane » Qu’il me dit avant de se reculer. Je le fixe avalant difficilement ma salive alors qu’il quitte rapidement la demeure familiale. Je reste statique sur place durant quelques secondes avant de frapper un grand coup contre la porte d’entrée à bout de nerfs à cause de toute cette histoire qui me détruit depuis plus d’un an. Je finis par rejoindre mon salon, le bout de mes doigts filant contre le buffet, où trônent encore des photos d’Anthony et moi. Je prends un des cadres entre mes mains, me rendant compte que tout cela n’est plus qu’un souvenir. Il me manque, tout le temps, constamment et ça me tue de devoir me faire à l’idée qu’il m’a remplacé et qu’il doit sûrement me détester maintenant. Il a raison. Je me suis tirée à cause du poids de la douleur lié au meurtre de ma mère en prétendant ne plus l’aimer alors que c’est faux. Mon cœur ne pense qu’à lui, à un tel point que durant cette année, je n’ai pas pu coucher ou même prétendre vivre une histoire avec un autre type. J’entends la sonnerie de la porte d’entrée retentir. Je sursaute avant de reposer le cadre sur le meuble. Je m’avance vers l’entrée en sentant mon cœur s’accélérer quelque peu. Je finis par l’ouvrir en découvrant Anthony devant moi. Je ne peux pas m’empêcher d’afficher une mine surprise avant de me reculer quelques peu. Ça me surprend ouais de le voir ici parce que depuis notre rupture, il n’a jamais remis les pieds ici. Toute façon, il a sa meilleure amie à présent et il doit forcément éprouver des choses pour risquer la taule pour elle. « Qu’est ce que tu veux Rhodes ? J’ai du boulot, alors si tu pouvais faire vite ça m’arrangerait ». Que je dis en m’écartant de la porte pour le laisser rentrer. Une part de moi voudrait lui dire tout ce que je ressens mais ma fierté me l’interdit. Je file vers le salon avant de me retourner vers lui, attendant qu’il reprenne la parole, adossée dans l’embrasure de la porte.
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MessageSujet: Re: ↻ words i couldn't say. (Anthony.)   Mar 27 Déc - 21:40



« anthony & siobh­án »
This isn't right. This isn't even wrong.


J'ai besoin de caféine. Je carbure totalement avec le café et avec ce que je compte faire, j'ai pas intérêt à dormir debout. J'entre au Starbuck accompagné de Chamberlain. J'ai autant besoin d'elle qu'elle a besoin de moi en ce moment. Le fait que je sois un gentil honnête citoyen jouait dans sa faveur. Son business était loin d'être légal et je me devais de l'aider pour qu'elle ne finisse pas sa vie en taule. Le fait qu'elle ne soit plus avec son flic ne fait qu'aider les choses. J'ai des trucs à lui dire comme par exemple, comment je suis tombé sur Brisbane qui ne voulait que m'interroger sur ma meilleure amie. Je vais rien lui dire, elle le mérite pas et puis, depuis un an ... J'ai plus rien à lui dire. Elle est partie, me laissant sans réel aurevoir. J'avoue tout à Rocsy, parce que de toute façon, ça la concerne également. Elle s'étouffe avec son café, bien. C'est assez marrant. « Elle est revenue en ville ? » Elle tourne la tête vers moi et j’acquiesce de la tête. On marche à l'extérieur, et inconsciemment ou pas, je sais que je me dirige vers sa maison familiale. « apparemment. » Je lui racontre mon interrogatoire avec la femme du FBI et étrangement, elle ne semble pas réellement inquiète que quelqu'un la découvre. Elle doit juste penser encore au fait que Siobhán ait menti pour moi. « et elle a dit que vous aviez passé la nuit ensemble ? » Elle analyse la nouvelle, alors que j'inspire profondément de l'air frais. Elle rigole un peu, mais je vois pas ce qui est réellement drôle. Elle nous arrête et pose sa main sur mon épaule. « pourquoi ? » C'est une question que je me pose. Elle m'a clairement écrit qu'elle ne m'aimait plus et j'ai été clair que je ne voulais rien avoir à faire avec elle. Elle avait qu'a pas partir. « J'en sais rien. Elle capte que je suis ton alibi, j'imagine. C'est Siobhán. » Je la serre dans mes bras, alors qu'elle me dis doucement que si j'ai besoin d'elle, elle sera là. La plus grande raison pourquoi je ne la dénonce pas, c'est bien parce qu'elle est trop importante pour moi. « Je dois y aller, on se voit plus tard ? » que je dis en me dégageant doucement. Je dois savoir. J'ai besoin de savoir avant de lui dire une fois pour toute ce que je pense. Parce que non, elle ne s'en sortira pas comme ça. Pas après une année entière. Je fais un signe d'au revoir à Rocsy et je marche vers cette maison que je connais autant que la mienne. Ma mémoire me revient comme si c'était hier et ça fait mal de savoir qu'elle a tourné la page. Sans me le dire, ou même me prévenir. J'arrive proche et je vois Blake Ayling passer. Ce gros con. Il travaille pour le père de Siobhán et non. Je l'ai jamais aimé. Il me fait son sourire de merde, celui qui me donne envie de le battre à chaque fois. Il revient de chez les Brisbane et je veux savoir ce qu'il lui veut. J'ignore sa gueule de con et arrive devant la porte. Je sonne et prends une grosse respiration. Il y a trop de souvenirs et c'est douloureux de les revivre. Je sais pas si j'ai envi de la revoir. Ressentir tout ce que je sais, n'est pas parti. Elle ne semble pas particulièrement heureuse de me voir et je la suis à l'intérieur. Je regarde, voir si le passage de Blake n'aurait pas été marqué. Je sais pas ce qu'il foutait là, mais s'il la touche, je le tue moi-même. Je l'avouerais jamais, mais je le ferais. Je marche dans son salon, passe mes doigts sur des cadres avec des photos de nous à l'intérieur. Je réfléchis un peu à sa question et me retourne pour la regarder. « Je vais être bref, pourquoi t'as dit qu'on avait passé la nuit ensemble, nostalgie ?» Elle aurait pu ne rien dire, j'étais pas avec elle, j'étais avec Rocsy comme souvent depuis un an. Je serre mes bras sur mon torse et attend une réponse. Comme elle ne vient pas, je vais dire tout de suite ma deuxième question. « Ce connard, il foutait quoi dans ta maison ? » Pas que ça me dérange, mais il est con et je l'aime pas. C'est une simple curiosité.
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MessageSujet: Re: ↻ words i couldn't say. (Anthony.)   Jeu 29 Déc - 23:07

La mort de ma mère m’a poussé à faire des choses déraisonnées. Je me suis cassée après sa mort parce que j’ai été incapable d’y faire face. Je n’avais pas envie d’accepter de vivre sans elle. Voir qu’après quelques mois d’enquête, l’ensemble des policiers se sont accordés à dire que c’était qu’un banal jeu du hasard me foutait les nerfs en vrac. J’ai tout foiré en partant, en prétendant ne plus aimer Rhodes alors que non, ce n’était clairement pas le cas. J’ai essayé durant cette année de me persuader que ma vie sans lui serait plus simple, que j’avais pris la bonne décision, pourtant à aucun moment, je n’ai pu m’y résoudre. Je ne cessais de penser à lui, à ce qu’on avait vécu ensemble et surtout ce qu’on ne vivra pas à cause de mes conneries. Je ne suis pas partie pour une raison de merde ou pour aller me faire baiser ailleurs, je suis partie parce que le meurtre de ma mère était trop dur à supporter. Et malheureusement, je me rends compte que même un an après la douleur est toujours immense et que ma fuite n’a rien résolu. Je pourrais me battre pour retrouver Anthony, peut-être même que c’est ce que je compte faire. Mais je ne le ferais pas en sachant que c’est perdu d’avance. Lui courir après durant des mois simplement pour souffrir et me rendre compte de ce qu’il a ressenti ne m’intéresse pas. Si regagner son amour est une cause perdue, elle le restera. De toute façon, j’ai bien l’impression qu’il m’a oublié et qu’il est passé à autre chose. C’est peut-être le mieux pour lui. Pourtant, je n’y arrive pas. Faire semblant, faire comme si ça me faisait pas chier de l’imaginer en baiser ou en n’aimer une autre, c’est tout simplement pas inimaginable. Je suis jalouse même si je tente de le masquer au mieux devant lui pour ne pas lui donner la satisfaction de me voir folle de jalousie. Le problème entre lui et moi c’est sans nos deux putains de caractères. Il est borné et déteste avec raison, hélas moi aussi, alors forcément ça crée des étincelles. C’était déjà le cas quand on sortait ensemble même si on s’aimait sincèrement. Je suis encore plus folle de rage en sachant qu’il est en train de raconter des mensonges à la police simplement pour protéger sa meilleure amie qui doit sans doute être plus pour lui encore à l’heure actuelle. Le pire là dedans, c’est que moi aussi j’ai menti, moi aussi j’ai fais mine d’être avec lui, un soir devant ma patronne. Anthony après avoir frôlé les cadres photos présents sur le meuble se retourne vers moi en croisant ses bras contre son torse, abordant d’ailleurs rapidement ce sujet. Il ne perd pas une seconde pour me demander pourquoi j’ai menti pour lui sauver la mise. Je le regarde silencieusement, en penchant ma tête sur le côté alors qu’il enchaîne directement en me demandant pourquoi ce con était là. Il parle sans doute de Blake et dans une certaine mesure, je me demande en quoi ça le regarde. Ce n’est pas comme s’il m’aimait encore ou que ça pourrait l’énerver que je vienne à coucher avec. Je laisse échapper un rire nerveux. Je ne sais même pas en réalité pourquoi j’ai menti. Pour le protéger sûrement, pour l’empêcher de se mettre un peu plus dans la merde. C’est quelqu’un de bien et je ne pense pas qu’il a envie de finir derrière les barreaux au fond de lui. « Nostalgie ? Non, vraiment pas » Que je lui lance sans baisser le regard, refusant de lui avouer que si je me suis risquée à mentir au fond c’est simplement parce que je suis encore irrémédiablement amoureuse de lui. « Et bien ma patronne m’emmerdait et je me suis dis que lui mentir ça pourrait être drôle » Je lui lance un faux sourire avant de m’approcher un peu plus de lui. Je l’observe, détaillant chaque trait de son visage. Je laisse ma bouche s’entrouvrir légèrement, n’ayant qu’une envie, capturer ses lèvres pour ressentir à nouveau le goût de ces dernières. « Blake est venu pour…discuter » Que j’ajoute, hésitante d’abord quant à la tournure réelle que je pourrais avancer. En réalité, Blake ne représente rien, hormis un suspect dans la mort de ma mère. Je ne lui dirais pas, pas maintenant parce que je n’ai aucunement envie de parler de ça là. « Et m’aider à me détendre aussi un peu, avec tout le boulot que j’ai en ce moment… » Que je dis aussi, sans vraiment réfléchir. Je suis vraiment conne. Je ne sais pas ce que je cherche en fait, l’énerver, le rendre jaloux, le faire partir, sûrement un mélange des trois. « Puis qu’est ce que ça peut te foutre Rhodes ? Je ne pense pas que ce que je peux faire de ma vie a encore de l’importance à tes yeux. » La façon dont il s’est comporté avec moi depuis mon retour est bien significative de ce qu’il doit ressentir à mon égard. Alors Je ne comprends même pas pourquoi subitement il vient me réclamer des comptes au sujet de Blake. « Maintenant que tu as obtenu tes réponses, tu peux me laisser ? » Que je lui dis m’approchant encore un peu plus, ma main frôlant son bras au moment où je passe le bout de mes doigts contre ma nuque. Je me recule, ne voulant plus de contacts physiques entre nous, parce que je risquerais de clairement céder et de lui sauter au cou pour rattraper cette année de séparation. « J’ai du boulot et je doute que tu veuilles rester parler de la pluie et du beau temps. »
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MessageSujet: Re: ↻ words i couldn't say. (Anthony.)   Jeu 5 Jan - 2:24

« aucun rapport avec le fait que j'étais avec Rocsy ? » « malheureusement, ce que tu fous de ta vie ça avait beaucoup d'importance. C'est pas moi qui ai abandonné la partie. Alors, la question est : pourquoi ce que je fais de ma vie t'importe ? » « Je pourrais, mais dis moi ... » « Est ce que Blake réussi a te détendre, comme je le faisais ? »
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